Philippe Lavialle
Dossier de Presse "ExpoVIR 2020"
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Dossier de Presse « ExpoVIR 2020 ».

 

« Compte Rendu d’Expériences » : exposition photographique virtuelle, rétrospective, proposée par Philippe Lavialle.

 

- Introduction Page 1.

- 1 / Les débuts de photographe et la carrière professionnelle Page 2.

- 2 / La création artistique et la pratique pédagogique Page 3.

- 3 / Et maintenant ?! Page 4.

- 4 / Modalités de participation au « Concours ExpoVIR 2020 » Page 5.

 

« ExpoVIR » de Philippe Lavialle

Une Expo Virtuelle de photographie (présentée en période de confinement du CORONA virus)

 

Voir la Galerie = http://www.philippe-lavialle.com/image.php?id=210

 

Introduction

Généralement, une exposition sans fin, ça n’existe pas ! Mais là, oui, c’est possible. Il n’y a donc pas de délais de clôture à cette exposition de Philippe Lavialle, qui retrace aujourd’hui sur son site, en quelques traits extraits d’un long et patient travail, plus de 45 années de bons et loyaux services réservés à cet art. Ce service fut donc assidu, et tenta à travers toutes sortes d’exercices et d’acrobaties propres au genre photographique, d’encadrer et de présenter à tous ceux que cela passionnerait, la beauté et l’extraordinaire diversité d’un médium particulier, celui d’une photographie créative, inventive et libre !

Autre particularité, Ph.L. offre toutes les décennies environ, et en plus d’un certain nombre d’autres prestations artistiques intermédiaires, une exposition rétrospective de grande ampleur. Et, généralement, ces expositions se font dans un centre institutionnel ou culturel. Cela demande évidemment beaucoup de temps de préparation, comme on peut l’imaginer (généralement un à deux ans) ; mais cela représente également un investissement financier non négligeable, dont peu de personnes parviennent à avoir une idée. Et généralement, les ventes d’œuvres, s’il y en a, sont très loin de parvenir à couvrir, ne serait-ce que partiellement les frais d’exposition. Et bon nombre d’artistes vivent cette difficulté. S’ils n’investissent pas eux même dans la diffusion de leur travail, ils restent inexistants pour le grand public, sauf, comme Ph.L., à réaliser un site personnel suffisamment bien fait pour être vu.

Pour cela, et en fonction des difficultés nouvelles liées au confinement, Ph.L. a décidé de réaliser cette fois-ci, une exposition virtuelle qu’il a installée dans une galerie hébergée sur son site. Beaucoup d’artistes font actuellement cela, c’est vrai, et c’est normal. Ph.L. avait d’ailleurs déjà expérimenté cette pratique dès 2016, avec l’exposition virtuelle : « Expolaroid, mes Pola bien aimés », que vous pouvez toujours aller voir sur son site (non loin de la nouvelle présentation dont il est question ici). Les conditions actuelles étaient donc pour lui tout indiquées. Elles étaient aussi le moyen de réitérer cette première expérience à travers une nouvelle exposition décennale, et avec également en perspective, une nouvelle rétrospective, augmentée des nouvelles séries de la décennie, comme celles des « Photo-Synthèses », de « Quelque part dans le cœur des poupées », ou bien des études sur les « Recadrages et mises en abîme », réalisées à l’aide d’une tablette…

Évidemment, une telle exposition ne peut être exhaustive, et vous pourrez donc aller visiter nombre d’autres galeries - relatives à ce qui sera présenté dans « ExpoVIR » - dans les coulisses du site Ph.L.

 

1 / Les débuts de photographe et la carrière professionnelle

Philippe Lavialle commence à pratiquer la photographie à l’âge de 17 ans, en ce début d’année 1972, où il fait l’acquisition de son premier appareil photographique réflexe.

 

Mais l’envie remonte à environ deux ans auparavant. Période où il pratique encore l’entomologie et la chasse aux insectes. Au cours de cette période, il rencontre plusieurs chasseurs de trophées, des massacreurs ; alors que certains de ces insectes chassés sont déjà protégés, particulièrement dans les parcs (réserves naturelles qui sont nouvellement créées, comme celui de la Vanoise dans les Alpes, et où ils sont encore pourchassés par des inconscients malgré les interdictions).

Écœuré par ces pratiques désastreuses, c’est à cette période - il a tout juste 16 ans - qu’il décide d’arrêter la chasse entomologique, à l’instar du couple des Nuridsani (grands spécialistes du moment de la photographie d’insectes), et de se reconvertir dans la chasse photographique entomologique, puis animalière… Mais, il doit attendre d’en avoir les moyens ! Entre temps, il provoque une rencontre au Muséum National d’Histoire Naturelle, à Paris, avec Jean-Marie Bauffle, photographe animalier et directeur du service audiovisuel du Muséum. Derrière son bureau trône une photographie noire et blanc de plus de 2 mètres de long, représentant un caméléon projetant sa langue sur un insecte : une prouesse technique pour l’époque ! Mais, ce dernier le dissuade d’entreprendre un tel métier, qui à son avis, semble ne pas offrir de possibilités professionnelles suffisantes à ce moment-là, particulièrement pour un jeune photographe débutant.

Qu’à cela ne tienne, deux ans plus tard, en 1974, après son Bac, Ph.L. commence des études de photographies sur un an à Ivry, près de Paris, puis entame une formation de réalisateur pendant deux autres années. Deux années durant lesquelles, il continue à se former dans divers domaines de la photographie, tels que les traitements couleurs inversibles, les effets spéciaux, le portrait type Harcourt (avec Mr. Dumini, portraitiste renommé de personnalités au sein des Laboratoire Marcel Hammel), etc. Parallèlement, il suit les cours du soir en histoire de l’art, à l’Ecole du Louvre, et pratique également le dessin et la photographie aux cours du soir qui sont donnés Place des Vosges, dans les combles du lycée faisant l’angle avec la maison de Victor Hugo.

Sorti de ces formations, il trouve fin 1977 une place de photographe de prise de vue et de laborantin à la « Documentation des Musées de France », affilié au Musée du Louvre, à Paris. Il y reste un mois seulement. Mais la confrontation aux grandes œuvres de l’art reste pour lui une expérience très enrichissante !

Au tout début de l’année 1978, il est aussitôt engagé au Service Audiovisuel de l’Ecole polytechnique pour une tout autre expérience qui le retiendra durant toute sa carrière professionnelle ; il commence d’ailleurs immédiatement à participer à un enseignement donné aux étudiants dans le domaine des « Humanités » (pendant un an et demi). Il est par ailleurs amené à réaliser de nombreux reportages et créations audio-visuelles, dans tous les domaines qui concernent cet établissement : enseignement, recherche, visites de personnalités, sports, vie de l’École, etc.

De ce fait, il rencontre et photographie de nombreux scientifiques de grande renommée, comme l’astrophysicien canadien Hubert Reeves, les physiciens français Gilles de Genn, Louis Leprince-Ringuet, les mathématiciens Laurent Schwartz et Benoît Mandelbrot, et beaucoup d’autres moins connus par le grand public…

Mais il a une reconnaissance toute particulière envers Benoît Mandelbrot* qu’il rencontre plusieurs fois à partir de 1988-89 et jusqu’au début des années 2000. Il découvre ses premiers films présentant ses recherches sur les Géométries Fractales, réalisés peu de temps auparavant dans le laboratoire informatique d’IBM aux États-Unis. C’est alors la révélation ! Il s’intéresse aux fractales, sans savoir ce que c’est ! Il dit même : « Je fais des fractales sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose en l’ignorant ! » Plusieurs échanges auront lieu au cours de ces rencontres, particulièrement lorsque Mandelbrot est invité par « l’X » à passer une année entière dans un des laboratoires de l’École.

 

2 / La création artistique et la pratique pédagogique

C’est dans le période 1972-74 que commencent réellement les premières expériences photographiques de Ph.L. Et les expérimentations décisives pour ce qu’il nommera plus tard : les « Chromophotographies », débutent au cours de cette première période. Elles continueront d’ailleurs en 1979, et seront reprises avec des moyens bien plus adaptés et plus conséquents en 1999 et au cours des années 2000 !... Mais d’autres questionnements sur l’image photographique l’intéressent de manière tout à fait intuitive. Et c’est là, toujours durant cette première période qu’il réalisera donc ses expérimentations les plus formatrices ; travaux dont l’esprit le marquera et qui resteront sans doute décisifs pour le développement ultérieur de ses explorations et recherches dans le domaine de la création !

1979 est la date d’une première exposition. Mais, c’est surtout après avoir suivi plusieurs formations et ateliers aux Rencontres Internationales de la Photographie d’Arles, dès 1982, puis pendant plusieurs années qui suivirent, qu’il fait sur le plan artistique et pédagogique, des rencontres et des découvertes essentielles pour son avenir de créateur et de pédagogue !

La première formation est faite avec le photographe et rédacteur en chef de Européan Photography, l’allemand Andréas Müller Pöhle, très bon théoricien et remarquable pédagogue, qui le recadre ! Ce qui ne va pas sans lui poser de réelles questions sur sa création et sur son avenir… Puis dans la foulée, au cours de ce même été 1982, s’en suivent des formations avec les deux excellentes photographes américaines : Chris Enos et Barbara Crane. Cette dernière lui apportera des outils pédagogiques exceptionnels qui lui permettront d’aborder de nouvelles idées dans son travail. L’été suivant, c’est le très grand photographe et pédagogue américain Marc Power qu’il suit pendant ces Rencontres d’Arles !

D’autres rencontres en Arles suivront au cours des années 80 et de la première moitié des années 90, comme celle par exemple qu’il fera avec Roland Fischer. Mais ce sont les premières formations qui resteront pour lui les plus marquantes. Par la suite, Les Rencontres d’Arles seront de moins en moins enthousiasmantes, particulièrement après que les précurseurs aient laissé la main à de nouveaux responsables, vers le milieu des années 90 !… C’est plus tard encore, presque au tournant du millénaire, et grâce à François Hébel, qui reprendra les commandes à la demande de tous, que les RIP ne péricliteront pas et qu’elles reprendront le flambeau dans la tradition, jusque vers le milieu des années 2010 où d’autres projets bouleverseront la politique de cette institution.

Mais parallèlement, à partir de 1983, Ph.L. rencontre sur Paris Alain Fleig au Studio 6.6.6. Lui aussi est photographe, théoricien, pédagogue, galeriste, éditeur… Il remarque son travail parmi d’autres, et l’intègre dans deux de ses projets. La première exposition Kontact, est présentée en 1984 en Allemagne de l’Est, derrière le Mur ! Alain Fleig en est le commissaire. Elle sera reconduite à l’Université d’Innsbrück peu après. Puis, a lieu à Paris, au cours du second Mois de la Photographie, l’exposition : Dix Jeunes, dix Questions à la Photographie, dont Fleig est toujours le commissaire. Cette exposition sera présentée de manière itinérante en France au cours des deux années qui suivront. Là commence pour Ph.L. la longue saga des multiples expositions qu’il réalisera un peu partout en France, en Europe et ailleurs : Palais de Tokyo à Paris, Castel Del Ovo à Naples, Brescia près de Naples, pour atterrir à Taipei durant les années 2010. Soit plus de 50 expositions réalisées au cours d’une bonne quarantaine d’années !

Parallèlement, dès 1983, les premières formations et ateliers pédagogiques seront proposés à un public d’amateurs par Ph.L., et cela dans différents centres culturels. A Paris et en région Ile de France, comme cela fut le cas au Centre Américain. Puis au début des années 90, il lui est proposé une seconde fois à l’École polytechnique, de concevoir un enseignement artistique photographique pour les étudiants de cette grande école, dans le cadre des Humanités. Mais cette fois-ci, ce sera pour une période bien plus longue d’une dizaine d’années.

 

3 / Et maintenant ?!

Les années passant, il est temps de réaliser maintenant la synthèse de toutes ces années faites d’expériences, si variées et si enthousiasmantes, malgré par ailleurs, bien des difficultés rencontrées tout au long de cette carrière artistique et professionnelle…

Une des questions qui peut revenir à l’esprit du visiteur, c’est évidemment tout d’abord, pourquoi tant de diversité… Cela pourrait sembler être de l’éparpillement, de la dissipation, un manque de recentrage sur un sujet unique, comme cela est généralement demandé dans la démarche contemporaine classique (excusez cet aphorisme disgracieux !). Tout d’abord, et malgré les apparences, Ph.L. n’aborde généralement pas la photographie sous l’apparence structurelle des codes classiques, trop fermés, comme celui du « sujet » ! « Le sujet, dit-il, c’est de l’histoire ancienne… Faire du portrait, du paysage, du reportage, de la mode, etc, c’est déjà dépassé, et cela ne peut être qu’un avatar passager de la photographie. On s’y exerce, et je l’ai fait, mais ce n’est qu’un exercice de style, comme on fait des gammes, pas une fin en soi ! Il y a tellement à explorer avec un tel médium !!! Les pédagogues actuels leurrent leurs jeunes apprentis avec des formes d’expressions conceptualistes. Mais cela n’a là encore aucun sens pour l’exploration du médium… Ces choses restent formelles et purement intellectuelles ; c’est tout à fait insuffisant ! Il est maintenant nécessaire d’aborder cet art par le biais de « projets »… Et cela nécessite une nouvelle manière d’aborder expérimentalement son médium, plus largement, de façon plus ouverte et beaucoup plus libre. Pour y parvenir, il est tout d’abord nécessaire de connaître les leviers internes du médium, c'est-à-dire connaître parfaitement les fondements structurels de la photographie (aspects techniques classiques, historiques même et formels…), puis approfondir ensuite l’histoire de son médium jusqu’à aujourd’hui !... Enfin, il faut apprendre à travailler la notion de « projet », c'est-à-dire apprendre à expérimenter l’image photographique de manière synthétique… Et j’insiste là-dessus ! Toute ma pédagogie a été basée sur cette méthode, et ça fonctionne merveilleusement bien. Je l’ai évidemment explorée moi-même auparavant. Et toute ma vie de créateur, j’ai approfondi et enrichi cette pratique ».

C’est évidemment là que l’on comprend un peu mieux cette attitude de photographe « Polygraphe », dont parlait plaisamment pour lui-même, Willy Ronis. Cette attitude d’étude mène bien évidemment à la multiplicité des projets, mais aussi à une structure, un style sur le fond tout à fait cohérent… « Car c’est une « écriture », nous dit l’auteur, avec sa syntaxe, ses accords et son esthétique créatrice tout à fait libre »… Ensuite, il serait nécessaire de rentrer dans les détails pour comprendre quelques divergences remarquables, qui peuvent sembler s’opposer à cette originalité, alors qu’il n’en est évidemment rien pour son concepteur.

Seconde question qui devrait interroger et peut être également troubler le visiteur ! Celle du pourquoi tant d’exploration, tant d’images concernant le corps féminin ?!... Et il y a plusieurs raisons à cela, mais, en voici une. Car là, nous laisserons s’exprimer librement l’auteur, sur cette singularité toute personnelle !

« Lorsque je devais avoir neuf ou dix ans, j’étais déjà fasciné par le corps féminin. Je regardais souvent, admiratif, les planches de grands maîtres (comme Ingres…) dans le Grand Larousse qui trônait sur les étagères de la bibliothèque familiale… Je crois même que cet intérêt pour le corps inconnu d’un autre genre que le mien, avait déjà eu lieu bien avant cette période. Mais il avait dû se frotter à des interdits navrants ! Il y avait donc inscrit là du mystère et du merveilleux… Et, je crois maintenant pouvoir dire, que c’est ce sens mystérieux de la féminité, sans doute jamais réellement éclairci parce qu’insondable, qui a créée en mon esprit cet intérêt grandissant pour LA Femme ; ce qui s’est reflété par la suite tout au long de mon travail photographique. Et cet attachement-là m’a vraiment beaucoup appris, particulièrement lorsque j’ai réalisé mon projet sur les maternités (« Elles Portent le Monde »). Ce projet visait dès le début à tenter de comprendre, à tenter d’éclaircir la mythologie sacrée de la femme… C’est assurément là une très vaste entreprise, et cela reste encore pour moi à découvrir et surtout, à démontrer !... Mais vue l’ampleur de la tâche, ça ne se fera très vraisemblablement, que dans une autre vie. »

 

4 / Modalités de participation au « Concours ExpoVIR 2020 »

Démasquez-vous ! Oui !… Jetez vos masques et vos visières embuées (symboliquement parlant, bien évidemment), et venez participer de manière conviviale, au « Concours Photo ExpoVIR », ouvert à tous, en France, en Europe et dans le monde entier, grâce à Internet.

Le thème choisi est : « Photographier le silence ».

Vous avez remarqué ces derniers temps que l’absence de voitures et d’activité dans les rues de nos villes, et même parfois dans nos campagnes, nous amène à prêter l’oreille plus facilement au silence qui s’est installé !… Nous entendons les oiseaux et beaucoup d’autres choses habituellement inaudibles. Mais notre œil a-t-il remarqué quelque chose, lui aussi ?! A vous de voir et de nous le montrer.

Une galerie sera créée ici, sur le site Ph.L., afin de présenter les plus belles photographies réalisées et envoyées par les internautes sur ce thème. La meilleure photographie sera récompensée par une photographie de l’auteur, dédicacée…

Il vous sera également demandé, dans le courriel de votre envoi, d’exprimer votre choix artistique par un titre ou une courte légende, qui sera ensuite inséré avec la photo et votre nom dans la galerie dédiée, si votre image est sélectionnée pour sa qualité, expressivité, créativité et…, technique aussi, évidemment (attention, la sélection sera un peu sévère, tout de même. Le jury, ce sera moi et peut-être aussi, quelque(s) ami(e-s) photographe(s) qui voudront bien se joindre à moi ?!!!).

Le concours sera ouvert pendant la période allant du 1er juin au 30 septembre 2020, et vous pourrez envoyer vos photographies à l’ADRESSE Mail : (qui vous sera indiquée le jour du début du concours dans la rubrique Actualité du site Ph.L.).

1 à 3 photos (sous la forme d’une série ou d’une séquence) seront acceptées pour concourir. Elles devront être présentées au format maximum de 4000 Pixels sur la longueur (grand côté), et d’un poids compris entre 1,5 et 5 Mo maximum, afin de ne pas encombrer exagérément la boîte Mail de réception des images. Boîte mail qui sera ouverte seulement pendant la durée définie précédemment.

A vos boîtiers (et téléphones portables), et bonne chance !

 

* : Voir une courte vidéo de Benoît Mandelbrot = (en anglais sous titré)

https://www.ted.com/talks/benoit_mandelbrot_fractals_and_the_art_of_roughness?language=fr#t-616613

+ Version longue =

https://www.ted.com/talks/benoit_mandelbrot_fractals_and_the_art_of_roughness?language=fr#t-438390

 

 
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